Système de culture

Stratégie de lutte contre les adventices :


Une gestion des adventices combinant lutte culturale (rotation, labour, technique de faux semis, déchaumage, binage,…) et lutte chimique nous permettant d’atteindre nos objectifs.
C’est-à-dire une très faible présence de Graminées, 1 à 3 pieds au m2, notamment le Ray-Grass qui peut s’avérer à la fois très concurrentiel comme développer une résistance face à certains types d’herbicides ainsi qu’une absence totale de certaines dicotylédones, notamment le Gaillet-gratteron, Coquelicot et Renouées (risque de déclassement de la récolte). Concernant d’autres Dicotylédones, moins concurrentielles, nous pouvons accepter leur présence en très faible quantité, de l’ordre de 3 à 4 plantes par m2.

Stratégie de lutte contre les maladies :


Globalement, L’IFT fongicide de l’exploitation est inférieur à la moyenne nationale, par contre il est supérieur à la moyenne régionale comme c’est le cas de beaucoup d’exploitations de notre secteur.
Les céréales à pailles ainsi que les colzas font l’objet systématique d’un traitement fongicide, à demi ou ¾ de dose. Pour lutter contre l’Oïdium du Coza et contre la Rouille brune et la Fusariose pour les Blés durs. A contrario, le Sorgho et le Tournesol ne font l’objet d’aucun traitement. Sur Pois chiche l’application du traitement dépend des conditions climatiques de l’année.

Stratégie de lutte contre les ravageurs :


Synthèse :


On constate une grande variabilité des IFT d’une année sur l’autre.
Lorsque l’on compare, par exemple cette évolution sur la culture du pois chiche, on peut s’apercevoir que l’IFT (Hors Herbicide) est en baisse depuis 2 ans.
L’année 2010, avec un printemps particulièrement humide, a nécessité l’application de deux fongicides à pleine dose pour lutter efficacement contre l’anthracnose.
D’une manière plus globale, sur l’année 2010, nous avons connu une pression des maladies foliaires importantes sur pratiquement l’ensemble des cultures d’hiver, on peut d’ailleurs le constater sur les IFT(HH) en blé dur ainsi qu’en blé tendre.
A l’inverse, l’année 2012 avec un hiver et un début de printemps extrêmement sec, a permis par exemple la suppression du 1er fongicide sur blé. On constate d’ailleurs d’une manière plus globale une forte baisse des IFT (HH) entre ces deux années.
Concernant les IFT H, le contexte est un peu différent, en effet on ne peut pas forcement faire une corrélation, entre une année humide ou sèche et une augmentation ou une baisse de l’utilisation des herbicides.
La rotation, l’assolement, l’historique des parcelles le contexte pédoclimatique, jouent un rôle prépondérant.
A titre d’exemple, la qualité des sols de l’exploitation (profond avec des RU ≥ à 180mm) nous permet, d’atteindre des rendements moyens en pois chiche ≥ à 30 qx/ha en général.
Par contre nous sommes dans l’obligation d’appliquer un défanant chimique, afin de dessiquer la culture.
D’une façon plus général, nous portons une grande attention à la propreté de nos parcelles, notamment afin d’éviter la dissémination des graines d’adventices, et donc de provoquer une augmentation du stock semencier.
Depuis quelques années, et avec l’arrivée de nouveaux outils sur l’exploitation, nous mettons l’accent sur les différentes techniques de faux semis et de destruction mécanique
L’introduction d’un travail plus profond avec des outils à dents, pendant la période estivale, nous permets de limite, de manière assez efficace, la prolifération des plantes vivaces.